samedi 3 août 2013

Les Beauharnais en Nouvelle-France

Parmi les armoiries visibles dans les verrières de la gare du Palais à Québec, celles des Beauharnois (ou Beauharnais) rappellent deux membres d'une illustre famille d'Orléans dont les alliances opportunes feront la fortune sous la monarchie et même l'Empire.

Armoiries de François de Beauharnois
vitrail - gare du Palais de Québec
François de Beauharnois de La Boëche (1665-1746) fut de 1692 à 1702 commissaire ordinaire à Toulon, puis à Rochefort, Le Havre et Brest. En 1702, il remplace Jean Bochart de Champigny comme intendant de la Nouvelle-France, avant de devenir en 1706 intendant des armées navales. En janvier 1710, il poursuit sa carrière en devenant intendant des classes, puis trois mois plus tard, il récupère les intendances de Rochefort et de la généralité de La Rochelle. François de Beauharnais s’éteint le 9 octobre 1746 sur sa terre de la Boëche, ancien nom de la seigneurie de La Chaussée (ou la Chaussaye).
Charles de la Boische, marquis de Beauharnois (1671–1749) est le frère cadet de l’intendant. Il est un officier de la Marine royale, où il combattra la flotte anglaise pendant les guerres de la Ligue d'Augsbourg et de la Succession d'Espagne. Il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis en 1718. Il en sera fait commandeur et grand-croix en 1732 et 1738. En 1726, il succède à Philippe de Rigaud de Vaudreuil, décède en octobre 1725, comme gouverneur général de la Nouvelle-France. Il est le premier officier de marine à accéder à cette fonction. En 1747, à 76 ans, Beauharnois est rappelé en France. Il sera nommé lieutenant-général des armées navales en janvier 1748. Il meurt le 12 juillet 1749. Il est inhumé dans la paroisse Saint-Sauveur, à Paris.

C'est leur frère, Claude de Beauharnois de Beaumont et de Villechauve, qui perpétuera le nom de Beauharnois. Son fils ainé, François, marquis de la Ferté-Beauharnois, sera gouverneur de la Martinique. Le troisième fils de ce dernier, Alexandre de Beauharnais épousera en 1779 Marie-Josèphe Rose de Tascher de la Pagerie, mieux connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, dont naitra Eugène (1781) et Hortense (1783). Le mariage de leur mère avec Napoléon Bonaparte en 1796 les fera entrer dans l'Histoire.
Les armes de la famille Beauharnais, enregistrées le 23 décembre 1699 au bureau de Brest, se blasonnent ainsi : D’argent, à une fasce de sable, accompagnée de trois merlettes de même, rangées en chef.

Remarquez ici que l’artiste a pris quelques libertés avec les merlettes, la couronne et même avec les insignes de l’ordre de Saint-Louis.

mardi 16 juillet 2013

Un chevalier de Malte à Québec

Croix de Malte - vestige du fort Saint-Louis, Québec
Hôtel Fairmount Château Frontenac
Charles Huault de Montmagny (c1583-c1653) est le premier gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France de 1636 à 1648. Il est issu d'une famille qui remonte au roi Henri Il, dont Jacques Huault était conseiller et secrétaire. Les Huault possédaient un domaine étendu. Ils étaient marquis de Vaires et de Bussy-Saint-Martin (Seine-et-Marne), seigneurs de Bernay, Montmagny et Richebourg (Seine-et-Oise). Élève des Jésuites, Charles Huault entre dans l’ordre de Malte le 3 août 1622. Dix en plus tard, son nom figure parmi les directeurs de la Compagnie de la Nouvelle-France.


Vitrail aux armes de Montmagny
Gare du Palais, Québec
Une pierre gravée d'une croix de Malte est l'un des vestiges des transformations du château Saint-Louis en une forteresse de pierre et de brique qu'ordonna le gouverneur de Montmagny dès son premier mandat. Cette pierre est visible au-dessus d'une des arches du « guichet » de l'hôtel Fairmount Château Frontenac. Le texte qui l'accompagne est à l'origine d'un légendaire prieuré de l'Ordre de Malte en Nouvelle-France.
 
Nous pouvons voir les armoiries de Charles Huault de Montmagny dans la verrière de la gare du Palais. Elles se blasonnent : D'or, à la fasce d'azur chargée de trois molettes d'éperon d'or et accompagnée de trois coquerelles de gueules. Décoration : la croix de Malte pendue à un ruban noir.

samedi 13 juillet 2013

Un célèbre intendant de la Nouvelle-France

Le plus célèbre des intendants de la Nouvelle-France est certainement Jean Talon (1626-1694). Talon reçoit sa commission d’intendant de la Nouvelle-France le 23 mars 1665. Il arrive à Québec le 12 septembre 1665 à bord du Saint-Sébastien, avec le gouverneur général Daniel de Remy de Courcelle et un détachement du régiment de Carignan-Sallières. Jean Talon sera intendant de la Nouvelle-France de 1665 à 1668 et de 1670 à 1672. Sous administration, la colonie prospéra et il encourage son autosuffisance. Il fut le premier à encourager la culture du houblon et de l'orge et créa ainsi la première brasserie commerciale de la Nouvelle-France, même si son entreprise ne fut pas un succès. Nous lui devons l'arrivée des premières « Filles du Roi » qui permit de tripler la population en seulement quinze ans.
Armoiries de Jean Talon
Vitrail - gare du Palais - Québec

En 1671, Colbert annonce à Talon que les terres qu'il a acquises entre 1667 et 1670, 1667 sont érigées en baronnie des Islets. Son domaine devient le comté d'Orsainville en 1675. Ses héritiers le vendront à Mgr de Saint-Vallier, qui en fait don à l'Hôpital général.

Les armoiries de l'intendant Talon sont visibles dans la verrière de la façade de la gare du Palais de Québec. Le nom de cette gare ferroviaire, construite en 1915, rappelle la présence dans cette partie de la ville du palais des intendants de Nouvelle-France. Où, le Conseil supérieur et la chambre de la Prévôté de Québec agissaient alors comme tribunaux civils, criminels et de premières instances. Le quartier retrouva ces fonctions judiciaires avec la construction du palais de Justice dans les années 1970.

Le vitrail armorié illustrant les armoiries de Jean Talon se blasonne : D'azur, au chevron accompagné de trois épis soutenus chacun d'un croissant le tout d'or.

mercredi 3 juillet 2013

Les armoiries du deuxième maire de Québec

Armoiries attribuées à René-Édouard Caron
Assemblée nationale du Québec
René-Édouard Caron fut le deuxième maire de la ville de Québec (1834-1836 et 1840-1846) et le second lieutenant-gouverneur de la province de Québec (1873-1876). Il est né à Sainte-Anne-de-Beaupré le 21 octobre 1800 du mariage d’Élisabeth Lessard et d’Augustin Caron. Son père était un cultivateur aisé qui fut député à la chambre d’Assemblée du Bas-Canada. Il fut l'un des trois commissaires chargés de la codification des lois civiles du Bas-Canada en 1859. René-Édouard Caron est décédé en fonction le 13 décembre 1876 à Québec.

Lors de la construction du Parlement entre 1877 et 1886, Eugène-Étienne Taché dessina des armoiries au second lieutenant-gouverneur de l'histoire de la province de Québec. Elles ornent le pavillon central de l'aile Grande Allée du Parlement de Québec, au-dessus de la porte du Lieutenant-gouverneur. Elles se blasonnent : D’argent, à la bande d’azur semé de fleurs de lys d’or. Cimier : un heaume grillagé taré de face sommé d'une fleur de lys sur un bourrelle d’azur et d’argent. Devise : Suaviter in modo fortiter in re (douceur dans la manière, fermeté dans l’action.).

Armoiries attribuées à sir Adolphe-Philippe Caron
Manège militaire de Québec
Nous retrouvons ces mêmes armoiries sur la façade du Manège militaire construit par Eugène-Étienne Taché entre 1883 et 1888. Les armoiries sur la tour ouest porte se blasonnent : D’argent, à la bande d’azur semé de fleurs de lys d’or Cimier : un heaume grillagé taré de face sommet d'une fleur de lys. Devise : Suaviter in modo fortiter in re (douceur dans la manière, fermeté dans l’action.)

Ici, Taché attribue les armoiries du lieutenant-gouverneur à son fils, sir Adolphe-Philippe Caron. Né le 24 décembre 1843 à Québec, il est le seul fils survivant de René-Édouard Caron et de Marie-Vénérande-Joséphine DeBlois. Il épouse à Québec, le 25 juin 1867, Alice Baby de Ranville, fille de Charles-François-Xavier Baby de Ranville et de Clotilde Pinsoneault. Il décédera le 20 avril 1908 à Montréal. Député conservateur de la circonscription fédérale de Québec de 1873 à 1891, puis de Rimouski de 1891 à 1896. Il sera le ministre de la Milice et de la Défense de 1880 à 1892. Il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Michel et Saint-Georges le 25 août 1885.


Armoiries de François Baby de Ranville
Assemblée nationale du Québec
Notons que les armoiries du grand père d'Alice, François Baby de Ranville (1733-1820), figurent sur les boiseries de l'Assemblée nationale. Il fut nommé membre du Conseil exécutif en 1791 et, en 1792, membre du Conseil législatif; ces deux organismes avaient été créés par l’Acte constitutionnel de 1791. En 1794, 1802–1803 et 1806–1807, il siégea comme président du Conseil législatif.
L'ancêtre des Baby, Jacques Baby de Banville, vint au Canada en 1665 comme officier du régiment de Carignan-Salières. En 1670, il épouse Jeanne Dandonneau, fille de Pierre Dandonneau, dit Lajeunesse, sieur Du Sablé, citoyen important de Trois-Rivières qui s’était établi à Champlain vers 1660. Jacques Baby meurt à Champlain le 28 juillet 1688 en 1688, à l’âge d’environ 55 ans, laissant une assez belle fortune. Raymond Baby, le plus jeune de ses 11 enfants, est le père de François Baby.

dimanche 30 juin 2013

Les armoiries du Canada en 1885

Les armoiries du Canada ne datent que de 1921. Les héraldistes à l'époque de l'union confédérative de 1867 choisirent de regrouper les armes des quatre provinces fondatrices dans un écartelé. Puis, ont cru nécessaire d'incorporer, à l'écu initial, les armoiries de chaque nouvelle province dans la Confédération. Ainsi à l'entrée du Manitoba (1870), de la Colombie-Britannique (1871) et de l'Île-du-Prince-Édouard (1873), l'on partitionna l'écu en cinq, en six et sept divisions. L'entrée en 1905 des provinces d'Alberta et de la Saskatchewan porta à neuf divisions les armoiries du Canada. Et comme les armes de chaque province sont elles-mêmes composées de plusieurs meubles, pièces honorables et toutes chargées d'un chef spécifique, le résultat obtenu est très loin des principes héraldiques de simplicité et de lisibilité des partitions. Si bien, que dans son « Traité d’art héraldique » paru en 1919, l'héraldiste Victor Morin n'hésite pas à écrire que les armoiries du Canada ne sont pas du blason, mais du dévergondage. Allant jusqu'à les blasonner « D’arc-en-ciel à la bouillabaisse du même » (page 175). Finalement, ce ne sera qu'en 1921 que le roi George V concèdera les armoiries actuelles et de la devise Ad mari usque ad mare. http://archive.org/stream/traitdarthra00moriuoft#page/174/mode/2up


Armoiries du Canada en 1888
Manège militaire Voltigeurs de Québec
Le Manège militaire de la Grande Allée à Québec est le troisième édifice conçu par Eugène-Étienne Taché. Érigé sur le site d'un premier manège militaire en bois, le nouvel édifice servira de domicile à la milice. Son style s'inspire des châteaux du XIVe et XVe siècle. La construction du vaste bâtiment de 105 mètres de long débute en 1885. Il est inauguré en 1888 par le gouverneur général du Canada sir Frederick Arthur Stanley. La façade est ornée des armoiries du Canada, de la province et de la ville de Québec ainsi que des ministres fédéraux de la Milice et de la Défense et celui des Travaux publics en poste durant la construction du manège militaire.

Les armoiries qui figurent au-dessus de la porte centrale du Manège militaire reflètent l'état de la fédération en 1885. Elles se blasonnent : au 1 : De sinople à trois feuilles d'érable sur une tige d'or, au chef d'argent chargé de la croix de saint Georges (Ontario); au 2 D'or à la fasce de gueules à un léopard d'or armé et lampassé d'azur accompagné en chef de deux fleurs de lis d’azur et en pointe d'une branche d’érable à sucre à triple feuille de sinople aux nervures du champ (Québec); au 3 : D'or à la fasce ondée d'azur chargé d'un saumon et accompagné de trois chardons tigés et feuillés, le tout au naturel (Nouvelle-Écosse); au 4 : D'or, à une galère antique munie de rames en action voguant sur une onde, le tout au naturel, au chef de gueules chargé d'un léopard du champ. (Nouveau-Brunswick); au 5 : De sinople, au bison arrêté sur un roc, le tout au naturel, au chef d'argent chargé de la croix de Saint-Georges chargée d'une couronne royale en abime. (Manitoba); au 6 : D'argent, à la couronne royale sommé d'un léopard couronné d'or, accompagnée d'une palme à dextre et d'un rameau de laurier à senestre (Colombie-Britannique); au 7 : D'argent à une île de sinople sommée de deux arbres du même, accompagné en pointe des mots Parva sub ingenti (île du Prince-Édouard). L'écu est timbré d'une couronne royale ouverte et la devise : « Dieu et mon Droit ». Deux rameaux d'érable servent de soutiens à l'écu.

vendredi 28 juin 2013

Du vicariat apostolique de la Nouvelle-France au diocèse de Québec


Armoiries du pape Alexandre VII - vitrail
Chapelle extérieure du Séminaire de Québec
L'histoire des débuts de l'Église catholique en Nouvelle-France s'illustre non seulement sur les murs du Parlement de Québec, mais aussi dans les vitraux de la chapelle extérieure du Séminaire de Québec.


C'est sous le pontificat du pape Alexandre VII que sera créé le Vicariat apostolique de la Nouvelle France, le 11 avril 1658. Il serait trop long de raconter ici les événements et les échanges entre le Quirinal et le Louvre relativement à la venue d'un évêque en Nouvelle-France. Les lecteurs de ce carnet découvriront dans le livre de l'historien Lucien Campeau « L'évêché de Québec (1674) : Aux origines du premier diocèse érigé en Amérique française » les détails de l'histoire de la création du vicariat apostolique jusqu'à son érection en diocèse par Innocent XI, le 1er octobre 1674. http://www.ourroots.ca/e/toc.aspx?id=8715.

Le pape Alexandre VII, Fabio Chigi (1599-1667), fut élu le 16 avril 1655. La famille Chigi était l'une des plus illustres et influentes familles d'Italie. Son père, Flavio Chigi, était un neveu du pape Paul V. Alexandre VII entérina la condamnation du jansénisme prononcée par Innocent X et mit les Provinciales de Pascal à l’Index. Il chercha à contenir l'expansion du protestantisme en Italie et en Angleterre.

Les armoiries du pape Alexandre VII sur un vitrail de la chapelle extérieure du Séminaire de Québec se blasonnent : écartelé aux 1 et 4, d'azur au chêne d'or aux rameaux passés en sautoir (Rovere), aux 2 et 3, de gueules à une montagne de six coupeaux d'argent accompagné en chef d'une étoile d'or (Chigi). Les puristes auront remarqué une erreur dans les armes des Chigi : les six coupeaux devraient être d'or et non d'argent.


La présence des armes des della Rovere s'explique par le privilège que le pape Jules II (1443-1513), accorda aux Chigi de porter ses armes et son mon : aussi on les appelle Chigi della Rovere. 

Armoiries attribuées à Mgr de Laval
Chapelle extérieure du Séminaire de Québec
La chapelle referme un autre cas d'armoiries erronées ou du moins non conformes à celles attribuées à l'évêque in partibus de Pétrée. Elle se trouve au pied du gisant de Mgr de Laval. Jugez-en par vous-même.

mardi 25 juin 2013

Les Récollets, Jésuites et Sulpiciens sur la façade du Parlement de Québec

L'histoire des débuts de l'Église catholique en Nouvelle-France s'illustre non seulement sur les murs du Parlement de Québec, mais aussi dans les vitraux de la chapelle extérieure du Séminaire de Québec.

armoiries des Jésuites et des Récollets
Assemblée nationale du Québec
Les armoiries de trois ordres religieux masculins ornent la façade de l'Assemblée nationale du Québec.

Les armoiries et les devises des Jésuites et des Récollets sont placées dans l'entablement d'une fenêtre de la tour Jacques-Cartier entre les niches des statues du jésuite Jean de Brébeuf et du récollet Nicolas Viel.

Les Récollets (en latin, ordo fratrum minorum recollectorum) sont issus d’une réforme de l’ordre franciscain accomplie en Espagne au XVe siècle, qui furent introduits en France en 1585. Rappelons que François d’Assise créa en 1209 une communauté fondée sur la pauvreté totale et la prédication, dont les règles furent approuvées par le pape Innocent III en 1215. Les récollets de France fournirent des aumôniers militaires et dès 1615, beaucoup de missionnaires en Nouvelle-France.

Les armoiries des Récollets sur la façade du Parlement se blasonnent : de gueules, à la croix de calvaire d’or rayonnant du même entre deux bras de carnation mouvants des angles de l’écu d’une nuée d’argent, les stigmates de sable, passés en sautoir; l’un vêtu, passé derrière la croix, l’autre nu, brochant sur le pied de la croix : le tout soutenu de trois clous de la passion d’argent. Devise : « Absit mihi gloriari nisi in cruce » Gal. 6, 14" (Pour moi, non, jamais d'autre titre de gloire que la croix).

La Compagnie ou Société de Jésus fut fondée par Ignace de Loyola, en 1534. Le pape Paul III en approuva les règles en 1540 et par la bulle Regimini Militantis Ecclesiae il chargea les Jésuites de la prédication de la foi aux païens et de la lutte contre l’hérésie issue de la Réforme. Les premiers jésuites arrivèrent en Nouvelle-France en 1625. Tout comme les Récollets, les Jésuites furent interdits après la Conquête britannique.

Les armoiries des Jésuites sur la façade du Parlement se blasonnent : d’azur au nom de Jésus (IHS) d’or sur une gloire rayonnante d’or, soutenu en pointe de trois clous de la passion appointés d’argent et d’or. Devise : « Ad maiorem Dei gloriam » (Pour une plus grande gloire de Dieu).

Armoiries des Sulpiciens
Assemblée nationale du Québec
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est un ordre de prêtres diocésain fondée à Paris en 1641 par Jean-Jacques Olier de Verneuil. Avec Jérôme le Royer de la Dauversière, il est l'un des fondateurs de la Société Notre-Dame de Montréal. Elle sera à l'origine de la fondation de Ville-Marie (Montréal) en 1642. Les premiers sulpiciens arrivent à Ville-Marie en 1657, pour y fonder le Séminaire de Ville-Marie et la cure de Notre-Dame. En 1663, ils deviennent jusqu'à la Conquête seigneur de l'île de Montréal. À partir de 1840, les Sulpiciens dirigèrent le Grand Séminaire de Montréal. Les cardinaux Paul-Émile Léger (1904-1991) et Marc Ouellet (Préfet de la Congrégation pour les évêques depuis 2010) en sont d'éminents membres.

Les armoiries des Sulpiciens sur la façade du Parlement se blasonnent : d’azur aux lettres d’or J, M, A et J superposées (pour former le monogramme de Jésus, Maria, Joseph). Cimier : une couronne. Support : deux léopards.